
Les déplacements font partie intégrante de l’activité des entreprises du bâtiment. Afin de compenser les frais de déplacement dans le BTP et les contraintes liés à cette mobilité, la convention collective des ouvriers du bâtiment prévoit plusieurs indemnités, selon que le salarié effectue un petit déplacement ou un grand déplacement.
Les petits déplacements dans le BTP
Tout d’abord, les petits déplacements ont pour objectif d’indemniser forfaitairement les frais supplémentaires supportés par les ouvriers en raison de la mobilité quotidienne de leur lieu de travail.
Cette indemnisation est obligatoire et prend la forme de 3 indemnités.
L’indemnité de trajet
Elle vise à compenser la contrainte liée au fait de se rendre chaque jour sur le chantier puis d’en revenir.
Elle est due :
- Quel que soit le moyen de transport utilisé ;
- Même lorsque le temps de trajet est rémunéré par l’employeur et intégré à l’horaire de travail.
L’indemnité de transport
Elle indemnise les frais de transport engagés quotidiennement par l’ouvrier pour rejoindre son chantier et en revenir.
En revanche, elle n’est pas due lorsque le salarié n’engage aucun frais de transport, notamment lorsque :
- L’entreprise assure gratuitement le transport ;
- Les titres de transport sont intégralement remboursés par l’employeur.
L’indemnité de repas
Elle compense le coût supplémentaire du déjeuner pris en dehors de la résidence habituelle de l’ouvrier.
Elle n’est toutefois pas due lorsque :
- Le salarié déjeune à son domicile ;
- Le repas est fourni gratuitement ;
- Un restaurant d’entreprise est disponible sur le chantier.
Les grands déplacements dans le BTP
Ensuite, les grands déplacements concernent les ouvriers affectés sur un chantier suffisamment éloigné pour qu’ils ne puissent pas regagner leur domicile chaque soir.
L’indemnisation vise alors à couvrir les dépenses supplémentaires liées :
- Au logement temporaire ;
- Aux frais de nourriture.
À titre de référence, l’URSSAF considère comme chantier éloigné un chantier situé à au moins 50 kilomètres du domicile du salarié.
À retenir sur les frais de déplacement dans le BTP
Ainsi, pour les frais de déplacement dans le BTP, la distinction entre petits déplacements et grands déplacements est essentielle dans le secteur du bâtiment. Chaque situation ouvre droit à des indemnités spécifiques destinées à compenser les frais supportés par les ouvriers.
Pour sécuriser vos pratiques et appliquer correctement les dispositions de votre convention collective, il est recommandé de vérifier les conditions d’attribution de chaque indemnité en fonction de la situation de vos salariés.
Questions fréquentes
L’indemnité de trajet est-elle obligatoire dans le bâtiment ?
Oui. L’indemnité de trajet est prévue par la convention collective des ouvriers du bâtiment. Elle compense la contrainte liée aux déplacements quotidiens entre le domicile et le chantier, indépendamment du moyen de transport utilisé.
Quelle différence entre un petit déplacement et un grand déplacement ?
Le petit déplacement concerne les salariés qui peuvent regagner leur domicile chaque soir. Le grand déplacement s’applique lorsque le chantier est suffisamment éloigné pour empêcher ce retour quotidien. Dans ce cas, l’indemnisation couvre notamment les frais de logement et de repas.
À partir de quelle distance parle-t-on de grand déplacement ?
À titre de référence, l’URSSAF considère qu’un chantier situé à au moins 50 km du domicile du salarié peut être qualifié de chantier éloigné. D’autres critères, notamment le temps de trajet, peuvent également être pris en compte selon les situations.
Les indemnités de déplacement sont-elles soumises à cotisations sociales ?
Les indemnités de déplacement peuvent bénéficier d’une exonération de cotisations sociales lorsqu’elles respectent les plafonds et les conditions fixés par l’URSSAF. Il est donc important de vérifier leur montant et leur justification avant leur versement.
L’indemnité de repas est-elle toujours due ?
Non. Elle n’est pas versée lorsque le salarié prend son repas à son domicile, lorsque le repas est fourni gratuitement par l’employeur ou lorsqu’un restaurant d’entreprise est mis à disposition sur le chantier.
L’indemnité de transport est-elle obligatoire ?
Elle est due lorsque le salarié engage des frais pour se rendre quotidiennement sur son chantier. En revanche, elle n’est pas versée si l’employeur assure gratuitement le transport ou rembourse intégralement les frais de transport.
Les trois indemnités peuvent-elles être versées en même temps ?
Oui. Lors d’un petit déplacement, un salarié peut percevoir simultanément une indemnité de trajet, une indemnité de transport, une indemnité de repas.
Chaque indemnité répond toutefois à un objectif différent et possède ses propres conditions d’attribution.
Comment savoir quelles indemnités appliquer ?
Les montants et les modalités de versement sont définis par la convention collective applicable ainsi que par les barèmes en vigueur. En cas de doute, il est conseillé de se rapprocher de son conseiller afin de sécuriser ses pratiques.
Une erreur dans les indemnités de déplacement peut-elle avoir des conséquences ?
Oui. Une mauvaise application des indemnités de déplacement peut entraîner des rappels de salaire, un redressement lors d’un contrôle ou des litiges avec les salariés. Vérifier régulièrement ses pratiques permet de sécuriser la gestion sociale de l’entreprise.
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