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Franchisés : trois règles d’or pour convaincre le banquier

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Les banques continuent de financer les TPE : entre 2015 et 2016, elles ont accordé aux petites entreprises l’équivalent de 251 milliards d’euros de crédits, soit 4,4 % de plus sur un an*. A condition que le projet et son porteur présentent les conditions requises.

L’argent, nerf de la guerre ? En franchise comme dans toute création ou reprise d’entreprise, la question du financement conditionne la mise en route ou non du projet. Pour trouver les fonds nécessaires – 40 % des franchisés empruntent plus de 200 000 euros à la banque pour démarrer leur activité (source : FFF) – le futur franchisé se tourne vers un partenaire incontournable : le banquier. Encore faut-il le convaincre.

Le choix de l’enseigne, un gage pour la banque

A la différence d’un projet de création en solo, la franchise offre une certaine garantie à la banque. Selon la dernière enquête de la Fédération Française de la Franchise (FFF) publiée en novembre 2015 avec CSA et Banque Populaire, 70 % des franchisés déclarent qu’être franchisés a joué en leur faveur pour obtenir un prêt bancaire. « Lorsqu’un entrepreneur se présente face au banquier avec une franchise, il arrive avec un concept clé en main, une marque et le soutien d’une enseigne », résume Georges Renaudin, responsable pôle franchise au sein de la Société Générale. « Pour le banquier, savoir que le nouvel entrepreneur est accompagné dès le démarrage de son activité, c’est très rassurant », ajoute-t-il.

D’ailleurs, le banquier étudiera avec attention l’enseigne sélectionnée par le porteur de projet. Beaucoup, notamment les réseaux nationaux voire internationaux, sont généralement déjà connues des pôles franchise des grandes banques. Certaines sont même référencées par plusieurs établissements bancaires, c’est-à-dire qu’elles ont présenté plusieurs candidats à la franchise à ces banques qui, désormais, ont bien identifié tous les éléments inhérents à l’enseigne – type d’emplacement recherché, moyenne de chiffre d’affaires espérée, taux d’endettement moyen, etc. Pour en apprendre plus sur l’enseigne choisie par le futur franchisé, l’établissement bancaire se base sur plusieurs documents, notamment le document d’information précontractuelle, remis au candidat minimum 20 jours avant la signature du contrat de franchise ainsi que le stipule la loi Doubin, mais aussi le contrat de franchise.

L’apport personnel, un élément clé

Le porteur de projet peut être très motivé et présenter un dossier solide, la question de l’apport personnel qu’il peut engager dans la création de son entreprise reste un sujet clé. « Généralement, la banque demande entre 25 et 30 % du montant total de l’investissement », déclare le responsable franchise de la Société Générale. Mais cette proportion n’est pas une règle fixe, certaines activités exigeant des capitaux supplémentaires pour démarrer et financer un stock ou une trésorerie. « Dans ces conditions, nous demandons logiquement un apport personnel plus conséquent ». Heureusement pour le futur franchisé, son épargne n’est pas la ressource qui compose l’apport personnel présenté au banquier. Plusieurs prêts d’honneur et le soutien d’amis et de parents peuvent venir muscler ce montant.

La motivation du franchisé, un incontournable

Les éléments factuels ne sont bien évidemment pas les seuls points sur lesquels s’attarde le banquier. Le sérieux du porteur de projet, son parcours ainsi que la confiance qu’il nourrit à l’égard de sa future entreprise constituent des points cruciaux. Le banquier s’intéresse en effet naturellement au profil du franchisé. « Nous regardons notamment son expérience professionnelle, sans pour autant exiger nécessairement qu’il ait déjà une expérience dans le secteur choisi », précise Georges Renaudin. Surtout, la motivation prime. « Nous vérifions systématiquement que le franchisé s’est bien approprié son projet, c’est-à-dire qu’il connaît bien les informations du DIP et notamment l’étude de marché locale et nationale, ainsi que son prévisionnel », conclut le banquier. Être maître de son projet pour, par la suite, piloter efficacement son entreprise.

Sources : Fédération bancaire française et http://www.lesechosdelafranchise.com

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